La troisième plus grande ville d’Algérie avec plus de 800 000 habitants, se trouvant à plus de 600 mètres d’altitudes. Elle est située à 392 km à l’est de la capitale d’Alger, on parle bien de Constantine.

L’une des plus anciennes cités du monde, est une ville importante dans l’histoire méditerranéenne. Anciennement Cirta, qui vient de KIRTA et signifie ville.

Autrefois Constantine était une ville importante phénicienne, bâtie au cinquième siècle, devenu la capitale du Royaume de la Numidie lors du règne de Massinissa qui était à l’époque l’allié de Rome. Cirta fût détruite complètement par Maxence. Quelques années plus tard en 313 l’empereur Romain Constantin Ier reconstruis la ville et lui donna le nom qu’elle porte maintenant depuis 17 siècles.

Constantine fût conquise lors de l’invasion arabe au septième siècle, les arabes lui donneront le nom de Qusantina.

Constantine est aussi connue sous d’autres noms comme la « ville des ponts suspendus », « ville du vieux rocher », « ville des oulémas », aussi « ville des aigles » ou bien « ville du malouf », variante Constantinoise de la musique arabo-andalouse. Elle est considérée comme la capitale de l’est du pays.

Constantine possède plus de sept ponts suspendus, pour faciliter le transport des habitants et le plus connu d’entre eux est celui de Sidi M’Cid qui a été construit en 1912 juste en haut d’une arche naturelle.

Constantine a été désignée Capitale arabe de la culture 2015 par l’Alesco (Organisation pour l’éducation, la science et la culture de la Ligue arabe).

Elle est le berceau d’une des trois écoles de musique arabo-andalouse. La version constantinoise est appelée le malouf qui signifie « fidèle à la tradition » dont le rythme et les instruments diffèrent des noubas d’Alger et de Tlemcen. Les autres styles musicaux de la ville sont le zadjal, une musique sacrée, le fkirette chanté par les femmes ainsi que le hawzi et le mahdjouz de style littéraire.

L’activité artisanale demeure importante, on y pratique la broderie, la dinanderie dont la fabrication de plateaux de cuivres aux motifs d’inspiration ottomane, la chaudronnerie, la sculpture sur bois et la poterie. La broderie constantinoise comporte des arabesques d’influences turques avec des couleurs sombres et des fils dorés.

Constantine dispose également d’une cuisine riche. Parmi les spécialités culinaires, on retrouve le tadjine el ain, le Djari, chorba à base de blé séché ; chbah essafra, kefta, h’mis et bourek. On peut également citer les nombreux plats à base de pâtes originaires de Constantine, tels que la trida, le tlitli, rechta, la chakhchouka.

La pâtisserie locale est également variée. Djawzia, baqlaoua, ghribia, bourek el renna, maqrout el maqla. Le dessert se compose de fruits de saison et du m’halbi.

 

Constantine possède un charme unique en son genre de par son histoire et ses richesses naturelles, une ville littéralement coupée en deux par un vide abyssal que relient de multiples ponts.