Constantine est un centre culturel et scientifique majeur connu et reconnu,la raison pour laquelle on s’y référé souvent avec appellation de la ville du savoir et des savants.

 

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Du Malouf en musique, Constantine connaît sa gloire avec le célèbre chanteur, violoniste et compositeur Mohamed Tahar Fergani, le maître de l’incontestable malouf, né le 9 mai 1928 à Constantine d’une famille artiste connu dans la capitale de l’Est algérien.

Fils de Hamou Fergani, également chanteur de malouf, il est formé dès son jeune âge aux instruments andalous.

Il débute ses premiers pas dans la musique avec un penchant pour la musique orientale dans l’ensemble Touloul El Fajr avant de revenir au malouf, sous les ordres de Cheikh Hassouna et Cheikh Baba Abid.

Avec sa voix exceptionnelle, Tahar Fergani est l’un des rares chanteurs à interpréter des compositions sur quatre octaves.

De son immense répertoire qui compte plus de 100 enregistrements on se souviendra certainement de Ya Dhalma, Constantine, Galou laarab Galou et Achiq mamhoune.

 

Sans oublier aussi un autre grand maitre qui est Kaddour Darsouni, de son vrai nom Mohamed Darsouni, le grand maître du Malouf constantinois, né le 8 janvier 1927 à Constantine. Son oncle Si Tahar Benkartoussa était également un grand maître du Malouf. Le jeune Kaddour fait ses premiers pas dans la musique en 1933 au sein de l’association Mouhibi El Fen.

En 1967, il obtient la médaille d’or au deuxième festival de la musique arabo-andalouse. Il continua son enseignement au Conservatoire Municipal.

 

On ne retrouve pas que la musique, de la littérature à la science citant ainsi le grand

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ABDELHAMID BEN BADIS,  né le 5 décembre 1889 à Constantine d’une famille de vieille bourgeoisie citadine.

Après des études coraniques à la zaouyya Aissaoua, il part en 1908 pour Tunis où il poursuit ses études à l’Université Zeïtouna jusqu’en1911, c’est là où il prend contact avec des 0ulama et des patriotes tunisiens.

En 1922, il part en pèlerinage à la Mecque, puis voyage à Médine, Damas, LeCaire, rencontre des Oulama de ces pays avec qui il a des entretiens et des débats.

En 1913, Ben Badis retourne en Algérie et s’installe à Constantine où il entame son travail d’enseignement. Il commence par donner des cours à la mosquée, aux enfants puis aux adultes. Par la suite, il commence à développer l’idée de fonder l’Association des oulémas musulmans algériens.

En 1939, Ben Badis fonde un club de football dénommé Mouloudia Ouloum de Constantine (MOC). Le 16 avril 1940, Ben Badis meurt dans sa ville natale Constantine. Il est enterré en présence de 20 000 personnes. Ses obsèques prirent l’aspect d’une gigantesque manifestation anticolonialiste. La fête nationale « Youm el Ilm », ou Journée du Savoir, est célébrée en son honneur le 16 avril..

 

L’histoire de la ville du vieux rocher Constantine, qui évoque l’art et la science, de grands hommes ont su marquer leurs noms dans l’histoire de l’Algérie, en musique, en littérature et même en science.