Suivant le classement des 100 plus grandes villes du monde, Alger est la première agglomération du Maghreb, Alger (Dzayer ou Lezzayer) est la capitale de l’Algérie et la ville la plus peuplée. Située au bord de la mer Méditerranée.

Fondée au quatrième siècle av. J-C, sous le nom d’Ikosim, occupée par les Romains, les Vandales, les Byzantins et les Arabes. C’est le souverain berbère de la dynastie zride Bologhine ibn Ziri, au milieu du dixième siècle qui fondera Alger actuelle, sous son nom El-Djazaïr ou Lezzayer, employé encore de nos jours pour la désigner en arabe et en berbère. Elle ne prend son rôle de capitale de l’Algérie qu’à partir de 1515. Elle est alors une des cités les plus importantes de la mer Méditerranée.

Le nom d’« Alger » dérive du catalan Alguère, lui-même tiré de Djezaïr, fondateur de la dynastie Zirides, lorsqu’il bâtit la ville en 960 sur les ruines de l’ancienne ville au nom romain Icosium. La signification du nom donné en référence aux îles qui faisaient face au port d’Alger à l’époque.

La vieille ville, comptoir phénicien et médina berbère, appelé CASBAH D’ALGER est protégé des vents de l’ouest et par des écueils et îlots (atouts défensifs).

La Casbah (al Qasbah, « la Citadelle »), surnommée Al-Djazaïr al Mahroussa (Alger la Bien Gardée), elle est fondée sur les ruines de l’ancienne Icosium. C’est une petite ville qui, construite sur une colline, descend vers la mer, divisée en deux : la ville Haute et la ville Basse. On y trouve des bâtisses et des mosquées du dix-septième siècle; mosquée Ketchaoua (bâtie en 1794 par le Dey Baba Hassan) mosquée el Djedid (1660, à l’époque de la régence Turque), mosquée El Kébir (la plus ancienne des mosquées, elle fut construite par l’almoravide Youssef Ibn Tachfin et plus tard reconstruite en 1794), mosquée Ali Betchnin (Raïs, 1623), palais de la Jénina. La Casbah, c’est aussi des labyrinthes de ruelles et de maisons pittoresques ; et si l’on s’y perd, il suffit de redescendre vers la mer pour se repositionner.

La Casbah a vu naitre le chaabi au début du vingtième siècle, c’est un genre musical typiquement algérois, qu’on a dérivé de la musique Andalous durant les années 1920 et qui signifie « populaire » en arabe.

Ce style se caractérise par des rythmes spécifiques et des kacidates en arabe dialectal qui sont de longs poèmes, qui mêle instruments orientaux du classique arabo-andalou. Le maitre incontesté de cette musique demeure Cheikh El Hadj Mohamed El Anka.

L’un des jeux de société le plus populaire chez les femmes algéroises est la bouqala, animé pendant les soirées ramdanesques.

Ce jeu qui remonte loin dans le temps, est organisé autour de la meida (table basse) garni de thé et de toute sorte de friandises. Le jeu de la bouqala est censé leur prédire l’avenir. « Bouqala » désigne en tamazight « Avouqal » un vase d’argile en forme de coupe au pied large. Ce récipient constitue l’objet principal du jeu. En effet, on apporte une bouqala qu’on remplit d’eau et dans laquelle on jette un bijou en argent (bague ou bracelet) dans le but d’y attirer un djin. Les bouqalates sont de petits poèmes porteurs de bons ou de mauvais présages.

Alger est surnommée El Bahja (« la Joyeuse ») ou El Beida « la blanche ».

C’est une ville cosmopolite et plurilingue, le plus grand pôle sportif de l’Algérie. Comptant des clubs dans l’ensemble des disciplines qui ont conquis de nombreux titres nationaux et internationaux, elle compte également un énorme complexe sportif, le Complexe Olympique Mohamed-Boudiaf qui regroupe le stade olympique du 5 juillet, un stade annexe pour l’athlétisme, une piscine olympique, une salle multisports (la Coupole), un golf 18 trous et plusieurs courts de tennis.